mardi 28 août 2012

Le mensonge sous l'encenseur arrive vite, mais la vérité arrive sur les escaliers ! Qui a tors ?

 Pendant que des hommes s'affronte à l'armée Congolaise des femmes leurs femmes se dirige au Rwanda pour se réfugier.
Cette fois si Picha na mazungumuzo n'a pas beaucoup à vous dire à ce sujet Les guerres à récurrence au Nord Kivu est fruit de certaines puissances de la région qui sa cache derrière les conflits ethniques et foncier pour pérenniser leurs appétits de gloutonnerie. Ils affichent en avant plan l'intolérance linguistique et ethnique, les force négatives qu'eux-mêmes fabriquent. Je me demande jusque quand cette démarche tiendra debout? à bon menteur est celui qui est accusé, cette fois-ci c'est l'inverse la vérité est en train d'arriver au sommet. J'admire la plume de Collette Braeckman qui vient de donner une partie de la réponse sur cette actualité qui défraie la chronique ce dernier temps. Pour ce la Picha na Mazungumuzo se permet de reprendre l'article de la consœur Colette que nous allons illustrer par des photos que nous avions à ce sujet que d'aucun de commun du mortel ne pouvait croire pourtant c'est une réalité. Je convie de lire ligne par ligne l'article du journal le soir et surtout d'interroger ces photographies d'illustration. Nous pouvons conclure que le M23 n'est un arbre qui cache la forêt.

 
LE Soir:   Rwanda
Reynders veut « mater les mutins »
COLETTE BRAECKMAN dimanche 26 août 2012, 20:07 Après avoir visité le camp de réfugiés de Nkamira, le ministre des Affaires étrangères a rappelé l’urgence d’une « pacification » de la région. Rwanda : Reynders veut « mater les mutins »
©Belga

À peine arrivé au Rwanda, samedi, le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a été confronté au malheur des Tutsis, lorsqu’il s’est arrêté dans le camp de réfugiés de Nkamira, au-dessus de la ville frontalière de Gisenyi. Il a pu y constater les conséquences de la haine et de l’exclusion. « Sur nos collines du Masisi (au Nord Kivu congolais), nous avons été attaqués par une coalition de divers groupes armés, des Mai Mai, des FDLR (hutus rwandais), qui nous ont pillés et chassés », a expliqué Samuel, un berger originaire de Gihanga, une commune burundaise à la frontière du Congo. Depuis le début des combats et des violences interethniques qui frappent l’est du Congo, quelque 20.000 personnes sont arrivées dans le camp de Nkamira. Avec des accents pathétiques, des femmes, majoritaires ici, ont entretenu Reynders de leur calvaire : « Nous avons été battues, violées, chassées. Ici, nos enfants manquent de lait et les vivres sont insuffisants. » Certains récits ont « horrifié » le ministre mais l’empathie, la compassion, ne lui ont pas fait perdre le sens des proportions. S’il a promis une aide accrue de la Belgique, le chef de la diplomatie a aussi rappelé, devant la presse, que le territoire congolais compte lui aussi plus de 200.000 déplacés. Didier Reynders a rappelé l’urgence d’une « pacification » de la région, en utilisant un terme fort : « Il faut mater les mutins », ce qui ne manque pas de courage car beaucoup de ces réfugiés sont probablement des sympathisants du mouvement rebelle M23, à l’origine d’une recrudescence des violences…


Un fond de commerce pour Kigali
Des menaces anti-Tutsis exploitées par à Kigali
Les témoignages recueillis à Nkamira méritent d’être décryptés. Ils permettent de comprendre pourquoi des militaires tutsis intégrés à l’armée gouvernementale congolaise avaient refusé de quitter le Nord Kivu et d’être mutés ailleurs dans le pays : ces soldats affirmaient vouloir protéger les populations, tutsies elles aussi, qui, après leur départ, auraient pu être visées par des attaques à connotation ethnique, menée par divers groupes armés congolais et des réfugiés hutus rwandais « génocidaires ».Les récits recueillis à Nkamira tendent aussi à démontrer que, depuis que les mutins du M23 ont été chassés de leur fief du Masisi par l’armée congolaise et se sont repliés à Bunagana, sur la frontière du Rwanda et de l’Ouganda, ces vertes collines ont été attaquées par d’autres groupes : entre autres, des Hutus et des Mai Mai congolais, qui s’en sont pris aux troupeaux des éleveurs. Malgré les dénégations officielles, il est certain que le Masisi est considéré au Rwanda comme une sorte d’« hinterland » naturel : c’est là que de grandes familles et des officiers de haut rang, à l’étroit dans le petit Rwanda où les vaches doivent rester à l’étable par manque de place, font paître des dizaines de milliers de têtes de bétail, gardés par des bouviers armés…


Debut M23
 Des bouviers armés dans les fermes à Masisi

À Nkamira, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) fait toutefois preuve de prudence : sur 600 réfugiés interrogés avec soin, il est apparu qu’un tiers des témoignages présentés a été jugé non crédible ! Si les femmes assurent que leurs maris ont été tués, certaines d’entre elles, au détour d’une conversation, se trahissent, se demandant quand elles retrouveront leur époux, ce dernier ayant vraisemblablement été recruté dans les rangs des mutins ! Un homme nous a d’ailleurs soufflés que, s’il avait fui, c’était pour éviter d’être recruté de force. S’il est clair que les Tutsis vivant au Nord Kivu se sentent en insécurité, Kigali les encourage aussi à en faire la démonstration afin de justifier, implicitement, son souhait de voir des troupes « amies » se maintenir dans cette zone frontalière, qui forme un glacis à la fois sécuritaire, stratégique et économique.
 

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