mercredi 18 juillet 2012

Des recrutements forcés à Rutshuru Les



 Makenga Sultani (Exposition photo de la Radio Kivu1)


Les notables de plusieurs villages des groupements de Jomba et Busanza au Nord-Kivu affirment que les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) procèdent au recrutement forcé des jeunes. On constate à Rutshuru centre l’arrivée de plusieurs jeunes, fuyant les rapts des rebelles dans leurs villages contrôlés par le M23.
Les rebelles du M23 ont encerclé le village de Kabaya, dimanche 15 juillet, avant de rassembler les jeunes capables de combattre. Des sources locales indiquent que près de cinquante jeunes hommes ont été enrôlés de force.

Vianey Kazarama (porte parole de M23 en comédie exposition photographique Radio Kivu1) 


Des sources proches du bureau de l’administrateur du territoire de Rutshuru affirment que le même procédé a été utilisé dans d’autres villages. Les nouvelles recrues seraient amenées dans des localités éloignées de leurs villages d’origine.
 

 Des enfants toujours victime de recrutement barbare des groupes armés à l'Est de la RDC (Photo Archive Alain Wandimoyi)


Le colonel Olivier Hamuli porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) au Nord-Kivu, dénonce cette pratique. Il regrette que des enfants soient aussi recrutés par la rébellion. Parmi les personnes recrutées de force et qui ont réussi à s’échapper figurerait un enfant de 12 ans. Voir radio Okapi


Plus jamais ça!

1 commentaire:

  1. Parc des Virunga: la rébellion du M23 constitue une menace contre les gorilles, selon une ONG
    publié il y a 17 heures, 12 minutes, | Denière mise à jour le 17 juillet, 2012 à 7:44 | sous Environnement, Nord Kivu.
    Share on email Envoyer par e-mail | Mots clés: FARDC, Gorilles de montagne, ICCN, M23, Monusco, Parc national des Virunga


    Gorille de montagnes dans la Virunga, Nord Kivu, 2004.
    Le Réseau des communicateurs environnementalistes du Nord-Kivu (Rcen) se dit inquiet de la transformation par les rebelles du M23 du poste de Bukima dans le parc national des Virunga en un centre de formation de ses nouvelles recrues. «Des coups de feu qui seront tirés par les mutins au cours de leur formation troubleront la quiétude des animaux du parc», redoute cette organisation dans une déclaration faite à la presse, lundi 16 juillet à Goma (Nord-Kivu).
    «Dans un centre de formation, il y a des coups de feu matin, midi et soir. Ces coups de feu vont troubler la quiétude des animaux, qui vivent tranquillement dans cette forêt», a expliqué le coordonnateur de ce réseau, Tuver Wundi.
    L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) utilisait le poste de Bukima pour les patrouilles et le monitoring des mouvements gorilles de montagne. Il servait également pour le campement des touristes qui venaient visiter ces animaux dans la nature, selon la RCEN.
    Le directeur du parc, Emmanuel De Merode, avait confié à Radio Okapi, jeudi 24 mai, que les violents affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et le M23 dans le secteur de Jomba, dans le territoire de Rutshuru avaient suspendu le tourisme qui avait déjà commencé à se développer dans le parc. «Ce site, qui est le secteur des gorilles, est la raison principale pour laquelle les touristes viennent en RDC, et jusqu’aux récents combats il y en avait de plus en plus qui arrivaient», avait-il déclaré.
    Tuver Wundi considère que la présence rebelle sur cette aire protégée constitue une menace sérieuse contre les espèces rares qui y vivent.
    «Nous pensons que le M23 veut même tuer les gorilles. Et il mettrait cela sur le dos de la Monusco et des FARDC qui sont en train de les traquer», a-t-il déclaré, faisant allusion aux récents bombardements opérés par les casques bleus et les FARDC sur des positions rebelles. Trois hélicoptères de la Monusco et deux autres des Forces armées congolaises avaient été aperçus au dessus de la zone de Nkokwe et Bukima, où des explosions étaient entendues, jeudi 12 juillet, selon des habitants.
    Le RCEN dit prendre le M 23 pour responsable de tout dégât physique, matériel ainsi que pour toute catastrophe humanitaire qui surviendrait dans cette zone en l’encontre des gorilles. Depuis mai dernier, ces rebelles se sont retranchés notamment dans localités de Karambi, Bushenge et Nkiko à la lisière du parc national des Virunga, à la frontière avec l’Ouganda.

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