jeudi 18 juillet 2013

LA POPULATION GOMA EN COLÈRE, ACTIVITÉS PARALYSÉES.




Suite à une rumeur faisant état d'un rappel en urgence à Kinshasa par la "hiérarchie" du Col MAMADOU Ndala, les gomatraciennes et gomatraciens sont descendus dans les rues pour protester et crier à la trahison.
 Comment est-il possible qu'on rappelle à Kinshasa cet officier qui protège la ville et qui a promis de ne se reposer que lorsque ses hommes seront arrivés à Bunagana?, s'interrogent-ils. Il faut signaler que la population de Goma n'a jamais oublié les ordres donnés aux FARDC de reculer alors qu'elles avaient le dessus sur les rebelles (que ce soit le CNDP ou le M23) et tout le monde pense que c'est à cause de ce genre d'ordre que même la ville de Goma avait fini par tomber entre les mains des rebelles! Cette fois, pas question! La population dit avoir choisi d'accompagner son armée jusqu'à la victoire et il est hors de question que qui que ce soit donne des ordres qui vont dans le sens de vouloir donner du temps à la rébellion pour qu'elle se réorganise, comme par le passé! Des mamans ont même défilé nues dans les rues du quartier populaire de Birere, maudissant qui aurait rappelé le colonel Mamadou à Kinshasa, et certaines sont allées.








 Les taximen motos ont klaxonné pendant plus d'une heure dans toutes les rues de Goma! La police a été obligée d'intervenir pour disperser les manifestants à coups de grenades lacrymogènes! Les magasins ont vite fait de fermer leurs portes!
Heureusement que le Porte-Parole des FARDC, le Col Olivier AMULI, le Maire de la Ville, Naasson Kubuya Ndoole Kundos et le Gouverneur de Province, Julien Paluku Kahongya ont démenti la rumeur et ont demandé à la population de se calmer et de continuer à soutenir les FARDC car, ont-ils répété, le Col MAMADOU est encore au front à Kibati et il n'a pas été rappelé à Kinshasa!

La population de Goma ne veut donc plus de blagues! Les décideurs sont avertis... Plus question de demander aux FARDC de reculer... Dans l'entretemps, de Kibumba, Rugari et Rutshuru l'on reçoit des appels qui indiquent que la population est impatiente de voir venir les FARDC... Des présents sont même déjà préparés pour accueillir les vaillantes FARDC!











DECLARATION DU GOUVERNEMENT DE LA RDC
AUCUN COMMANDANT FARDC N’A ETE RELEVE DU FRONT

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo est informé de rumeurs malveillantes insinuant que deux officiers des FARDC assumant des responsabilités de commandement au Nord Kivu et en charge du front près de Goma ont été rappelés à Kinshasa.

Cette information est fausse et relève de la pure intoxication de la part des forces ennemies qui, en difficulté, tentent ainsi de démobiliser les vaillantes troupes des FARDC, dont le comportement de bravoure désarçonne les agresseurs.

Le Gouvernement de la République appelle par conséquent la population congolaise en général et celle de l’Est en particulier à demeurer vigilante et à retracer l’origine de cette désinformation à dessein. Les auteurs de cette forfaiture et leurs relais sont à dénoncer aux autorités compétentes.
Pour le Gouvernement, il n’a jamais été question de soustraire ces officiers de leur tâche au moment où ils s’activent à la défense de la patrie.

Fait à Kinshasa, le 18 juillet 2013




samedi 6 juillet 2013

Quand les artistes montrent une autre face de la province du Nord Kivu, le Skiff 8 ème édition lance un défi à la guerre

Plusieurs invités venus de partout ont foulé le sol de Goma le chef lieu de la province du nord Kivu en province d'une menace de l'envahissement de la rébellion. Les artiste brise le silence et interroge le monde par rapport à la paix. Pendant que de bruit des bottes inquiètes le monde, les artistes montrent une autre forme de réflexion, Bien que la ville soit sous menace ça vibre d'une manière festive. D'entre de jeux l'heure de réfléchir à sonner. Ici nous venons du lancement du Festival SKIFF la 8emme édition qui a commencé par un concours des artistes musicien suivra par la suite un film documentaire sur la sensibilisation de la protection de l'environnement qui a suscité beaucoup de questions aux spectateurs du film d'un réalisateur canadien. Toute la semaine les artistes, les journalistes sont conviés aux ateliers dans différend domaine.

 Extrait du film documentaire du Canadien Mathieu


 Le Jamaicain et le Gomatracien un duo de la circonstance
Les artistes de Goma viennent de lancer un défi sécuritaire à déclarer le directeur artistique de Yolé Africa. Bien que pendant la période de guerre la population perd l'espoir en développant le sens de survie parfois qui ne donne pas l'occasion de penser autre chose, pour Yolé Africa, la réflexion est d'amener les artistes près de la population pour jouer un rôle fédérateur en fin de poser la question pour que les mêmes questions trouvent la réponse. Les artistes ont pris le risque en même temps de donner une impulsion à l'entourage de la République démocratique du Congo qu'il faut à tout-prix rendre justice à la population Congolaise, car selon moi il y a l'injustice internationale par rapport à la population Congolaise qui est tuées par une guerre injuste et personne n'ose dire non. C'est de la fixions dans un cinéma ?





Non on ne peut pas vivre dans une société ou la guerre est devenue comme aller à l'école. Trop c'est trop voilà pourquoi le talant des artistes démontre et dénonce sans choquer une autre façon de voir cette province du Nord Kivu en particulier la ville de Goma. Aujourd'hui Goma devient un carrefour mondial où les artiste venant de partout dans le monde viennent échanger, l'art vient défie la guerre trop c'est trop ça doit cesser, car 20 ans c'est trop !

 La beauté des jeune fille de Goma n'a pas manqué au rendez-vous
 L'ambiance de l'ouverture est parti jusque tard dans la nuit
 Un clip d'un artiste de Goma soumis à un concours
 Ces artistes invité au festival on briser les barrière de la peur de canon médiatisé les gens respire encore à Goma!
 La cérémonie du lancement du festival ici le directeur artistique présentes les artistes au publique
 Il n y a pas que la guerre à Goma, voici le talent étouffé par les détonations des canons
Salaam ndlr quietude
Salaam Kivu International Film Festival SKIFF voilà un festival au pied du volcan

jeudi 20 juin 2013

Motion de défiance du gouverneur Julien Paluku ou émotion ?


Nord-Kivu, les cinq députés provinciaux du Nord-Kivu, redoutent que l'assemblée provinciale du Nord-Kivu soit cotée nulle dans sa mission de contrôler et sanctionner l'exécutif provincial. Ils ont exprimé cette crainte à Goma. Cette crainte est l'émanation de la motion de défiance qu'ils ont initiée contre le gouverneur. Ils ont demandé, au ministre de l'intérieur de cesser de faire pression au président de leur assemblée et le laisser revenir à Goma, sans délais, pour vider cette question une fois pour toute en plénière : « La motion a été déposée et doit être vidée, dans la plénière, conformément au règlement de l'assemblée, avant toute autre matière », ont dit les députés Fataki Pascal, Kakule Saa Sita, Kyambi Desiré, Jaribu Muliwavyo et Kazungu Simon. Selon eux, le retard de vider cette motion a déplacé le débat dans les médias et dans des groupes sociaux qui sont des cadres non légaux en matière. Ils exigent ainsi le retour urgent de leurs présidents et vice président qui, pensent-ils, sont retenus délibérément à Kinshasa. Honorable Kakule Saasita. Les cinq députés initiateurs de la motion demandent à leur bureau et à leurs collègues de conjuguer les efforts pour la cause de l'honneur de l'assemblée provinciale du Nord-Kivu pour lui donner une évaluation positive. L'exécutif et le législateurs de la province du Nord Kivu ont montré de quoi ils sont capables au sujet de la gestion de la province touristique gangrène par plusieurs problèmes.


Nord-Kivu : nous nous attendons toujours au pire

Les habitants du Nord Kivu n'en peuvent plus. La région est une poudrière en proie à une prolifération de groupes armés souvent manipulés par des hommes politiques dont aucune négociation n'est venue à bout. L'arrivée de la force internationale apparaît comme un frêle espoir.
 Au Nord Kivu, la tension monte dans les territoires voisins de Masisi et Walikale, après la mort le 22 mai dernier, du chef de la localité de Mutongo, qui aurait été capturé, torturé et décapité par des forces de l'Alliance pour un Congo libre et souverain (APCLS).
Malgré les appels au dialogue lancés par les autorités provinciales et coutumières, la situation reste tendue entre les ethnies hunde et nyanga. Depuis plus de deux mois, les affrontements entre militaires des FARDC et miliciens de l'APCLS se multiplient dans le Nord Kivu, à l'Est de la RD Congo. A Kitchanga, une localité située à environ 80 km à l’ouest de Goma, les populations sont sur le qui-vive. "Nous nous attendons toujours au pire. Les combattants de l’APCLS ont encerclé notre localité et il suffit d'une étincelle pour que les combats éclatent avec les FARDC", témoigne un habitant de cette localité, sur les antennes de radio Okapi.

Même inquiétude dans d'autres territoires de la province. "Le M23 a installé des brigades à 3 km de Vitshumbi et annonce la poursuite de la guerre jusqu'à Lubéro, Butembo et Béni. L'inquiétude grandit au sein de la population", déclare Omar Kavota porte-parole de la société civile.
A ce jour, il existe plus d'une trentaine de groupes armés. Des factions dites d'autodéfense qui écument les villages et maintiennent l'Est du pays dans une grande instabilité. "Le Nord Kivu est une véritable poudrière, les communautés se défient et se méfient les unes des autres. C'est ce qui explique la création de milices ethniques ou communautaires", regrette un membre de la société civile du Nord Kivu.

D'où vient le problème?
Les analyses ne manquent pas pour expliquer les conséquences des tensions dans cette région de la RD Congo, avec les déplacements de populations qui débouchent sur d'interminables conflits fonciers, difficiles à gérer par un pouvoir coutumier inexistant. Sans compter l'opportunisme d'hommes politiques qui manœuvrent dans l'ombre pour leurs propres intérêts. Certains notables n'hésitent pas à relire l'histoire coloniale du Kivu, avec les vagues de migrations des pasteurs tutsis et agriculteurs hutus au 19ème siècle et au début du 20ème. Certains de ces notables relient d'ailleurs les actuels conflits fonciers aux rectifications de frontières opérées en 1910, avec l'attribution de la majeure partie du lac Kivu, dont l'île d'Ijwi, à la colonie belge du Congo .
Pour d'autres, les raisons de la crise à l'Est du pays sont plutôt à chercher dans la mauvaise gestion du pays depuis l'indépendance. "La colonisation a laissé place à une dictature et l'Etat n'a jamais été capable de former et d'encadrer les militaires. Les dissensions et divisions au sein de l'armée se sont accentuées depuis la rébellion, il y a seize ans, de l'Alliance des Forces démocratiques de Libération du Congo (AFDL), qui a conduit à la guerre à l'Est", estime Jaribu Muliwavyo, député provincial.
Malgré les sommets internationaux, les multiples rencontres et dialogues politiques, l'instabilité persiste et les populations, dans la peur et l'incertitude, attendent toujours des solutions pour un retour durable de la paix.
Face à cette situation impatience se conjugue avec scepticisme. Des initiatives ont été mises en place, des propositions annoncées, des négociations engagées, y compris le partage du pouvoir. Mais aucune mesure n'a encore permis de sortir le pays du tunnel. "On est fatigué des guerres interminables qui tournent autour des questions foncières, de territoire ou de nationalité. Que les politiciens cessent de nous manipuler. L’Etat doit clarifier les textes législatifs afin de départager les gens", souligne un enseignant déplacé.
Un mince espoir subsiste, avec la mise en place d'une force d'intervention internationale et le redéploiement des militaires congolais qui reprennent le dessus sur le terrain.
Alain Wandimoyi

Nord-Kivu : nous nous attendons toujours au pire

Les habitants du Nord Kivu n'en peuvent plus. La région est une poudrière en proie à une prolifération de groupes armés souvent manipulés par des hommes politiques dont aucune négociation n'est venue à bout. L'arrivée de la force internationale apparaît comme un frêle espoir.
Au Nord Kivu, la tension monte dans les territoires voisins de Masisi et Walikale, après la mort le 22 mai dernier, du chef de la localité de Mutongo, qui aurait été capturé, torturé et décapité par des forces de l'Alliance pour un Congo libre et souverain (APCLS).
Malgré les appels au dialogue lancés par les autorités provinciales et coutumières, la situation reste tendue entre les ethnies hunde et nyanga. Depuis plus de deux mois, les affrontements entre militaires des FARDC et miliciens de l'APCLS se multiplient dans le Nord Kivu, à l'Est de la RD Congo. A Kitchanga, une localité située à environ 80 km à l’ouest de Goma, les populations sont sur le qui-vive. "Nous nous attendons toujours au pire. Les combattants de l’APCLS ont encerclé notre localité et il suffit d'une étincelle pour que les combats éclatent avec les FARDC", témoigne un habitant de cette localité, sur les antennes de radio Okapi.
Même inquiétude dans d'autres territoires de la province. "Le M23 a installé des brigades à 3 km de Vitshumbi et annonce la poursuite de la guerre jusqu'à Lubéro, Butembo et Béni. L'inquiétude grandit au sein de la population", déclare Omar Kavota porte-parole de la société civile.
A ce jour, il existe plus d'une trentaine de groupes armés. Des factions dites d'autodéfense qui écument les villages et maintiennent l'Est du pays dans une grande instabilité. "Le Nord Kivu est une véritable poudrière, les communautés se défient et se méfient les unes des autres. C'est ce qui explique la création de milices ethniques ou communautaires", regrette un membre de la société civile du Nord Kivu.

D'où vient le problème?
Les analyses ne manquent pas pour expliquer les conséquences des tensions dans cette région de la RD Congo, avec les déplacements de populations qui débouchent sur d'interminables conflits fonciers, difficiles à gérer par un pouvoir coutumier inexistant. Sans compter l'opportunisme d'hommes politiques qui manœuvrent dans l'ombre pour leurs propres intérêts. Certains notables n'hésitent pas à relire l'histoire coloniale du Kivu, avec les vagues de migrations des pasteurs tutsis et agriculteurs hutus au 19ème siècle et au début du 20ème. Certains de ces notables relient d'ailleurs les actuels conflits fonciers aux rectifications de frontières opérées en 1910, avec l'attribution de la majeure partie du lac Kivu, dont l'île d'Ijwi, à la colonie belge du Congo .
Pour d'autres, les raisons de la crise à l'Est du pays sont plutôt à chercher dans la mauvaise gestion du pays depuis l'indépendance. "La colonisation a laissé place à une dictature et l'Etat n'a jamais été capable de former et d'encadrer les militaires. Les dissensions et divisions au sein de l'armée se sont accentuées depuis la rébellion, il y a seize ans, de l'Alliance des Forces démocratiques de Libération du Congo (AFDL), qui a conduit à la guerre à l'Est", estime Jaribu Muliwavyo, député provincial.
Malgré les sommets internationaux, les multiples rencontres et dialogues politiques, l'instabilité persiste et les populations, dans la peur et l'incertitude, attendent toujours des solutions pour un retour durable de la paix.
Face à cette situation impatience se conjugue avec scepticisme. Des initiatives ont été mises en place, des propositions annoncées, des négociations engagées, y compris le partage du pouvoir. Mais aucune mesure n'a encore permis de sortir le pays du tunnel. "On est fatigué des guerres interminables qui tournent autour des questions foncières, de territoire ou de nationalité. Que les politiciens cessent de nous manipuler. L’Etat doit clarifier les textes législatifs afin de départager les gens", souligne un enseignant déplacé.
Un mince espoir subsiste, avec la mise en place d'une force d'intervention internationale et le redéploiement des militaires congolais qui reprennent le dessus sur le terrain.
Alain Wandimoyi