jeudi 18 août 2011

Portrait Kasoki Tembo, un pionnier à la tête d'une radio artisanale

(Syfia Grands Lacs/RD Congo) Technicien, formateur et journaliste, Kasoki Tembo dirige une radio artisanale qui couvre Masisi, territoire enclavé de l'est de la RD Congo. Aidé par sa famille, ce passionné de technique informe, avec les moyens du bord, les populations qui ont difficilement accès aux médias.

L'entrée au bâtiment d'époque coloniale entouré d'un jardin potager mène vers un sentier qui débouche sur un local isolé. A première vue, rien n'indique l'existence d'une station de radio, sauf peut-être les deux antennes sur le toit et les panneaux solaires qui fournissent l'électricité. L'intérieur du local s'apparente plus à un atelier de réparation, avec deux micros fixés sur une table circulaire, des onduleurs, des convertisseurs électriques, des câbles entassés ça et là, des haut-parleurs dressés sur une étagère. Derrière ce meuble, les pleurs d'un bébé indiquent qu'il s'agit de la chambre à coucher.





Kasoki Tembo s'affaire pour finir la préparation de l'émission d'avant soirée. "Papa, c'est 24 volts", lui dit une fillette d'une dizaine d'années qui dépose un voltmètre sur la table avant de s'éclipser. Un des pionniers de la radio La cinquantaine, cheveux gris et barbe blanche, le regard fuyant, Kasoki Tembo est le fondateur de la radio Kalembera qui couvre le territoire de Masisi sur près de 40 km2. Marié et père de quinze enfants, Kasoki est considéré comme un pionnier de la radio à l'est de la RD Congo. Après plusieurs formations en technique de communication dans son pays, mais aussi au Gabon, en Côte d'Ivoire et au Cameroun, il s'est lancé dans l'aventure radiophonique dès 1986 et a participé aux expériences qui ont conduit à la création des premières stations dans le Nord-Kivu. Il a ainsi contribué à la mise en place de la radio Star Goma, aujourd'hui remplacée par la Radio télévision nationale du Congo (RTNC), la radio FEC de Butembo, également RTNC ou la radio Muungano, actuelle radio Beni. "Voilà pourquoi je prétends être un des pionniers des radios de proximité dans l'environnement médiatique de la province du Nord Kivu", déclare Kasoki Tembo. Quand on s'étonne du fonctionnement artisanal de radio Kalembera FM à l'ère de la diffusion numérique, notre interlocuteur se défend avec passion. L'essentiel, pour lui, c'est le droit à l'information et au divertissement pour les habitants de Masisi. "Avant l'installation de cette radio, nous ne pouvions capter que les radios étrangères émettant en ondes courtes, ce qui accentuait l'enclavement du territoire. Les informations nous concernaient très peu. Avec papa Tembo, nous sommes informés au rythme de chez nous", affirme un auditeur. Avec les moyens du bord Les éloges ne manquent pas, mais comme il est difficile de satisfaire tout le monde, certains auditeurs déplorent la gestion artisanale et familiale de la radio. "Je suis une fidèle auditrice de Kalembera FM, mais j'estime que la station est très mal gérée. Avec le papa comme directeur et journaliste, la femme technicienne et animatrice et les enfants dans diverses fonctions, c'est un peu n'importe quoi ! Il y a peu de professionnalisme", fustige une auditrice. Pour se défendre, Kasoki, surnommé "Tembo 4x4" invoque le manque de moyens pour engager des personnes qualifiées. "Le plus important pour moi, c'est que la population soit bien informée. Mais, je ne peux pas m'engager à prendre des risques financiers en recrutant du personnel que je ne pourrais pas payer. Ma femme et mes enfants sont les seuls que je peux embarquer dans cette aventure", réplique-t-il en insistant sur les aléas techniques ou les accidents de parcours comme la foudre, qui empêchent souvent le bon fonctionnement de la radio. Malgré ces difficultés, Kasoki Tembo ne ménage aucun effort pour poursuivre l'aventure, avec, pourquoi pas, des jeunes qu'il se dit prêt à former pour assurer la relève. Mais, difficile de faire mieux pour le moment, sans annonce publicitaire et sans la bonne volonté des populations pour payer les communiqués diffusés par la radio…
Alain Wandimoyi

vendredi 29 juillet 2011

Quid du soulèvement des veuves et orphelins de militaire à Goma

Je me demande où nous allons à la veille des élections certaines politiciens affûtent leurs armes pour reporter le pouvoir dans une région où l'autorité de l'état n'est pas encore bien établit qu'on ignore le social de veuves et orphelin qui leurs pères et maris sont tombés sur les champs de bataille pour protéger nos frontières. Aujourd'hui des politiciens débarque à l'est de la RDC avec de beaux discours dont certains sont de député d'autre l'était pendant plus de Autres ans, dommage que personne d'entre eux avait soulevé la question de notre armé ni du social des nos vaillant soldat tous remplissait leur poche pour venir aujourd'hui nous bourrer les oreilles avec des injures entre eux.
Accompagnée de leurs enfants, veuves et orphelin sur la rue contre le détournement de leurs solde
Elles disent non au vol et détournement
La police tente de disperser la foule hélas la lutte est acharné.
Aujourd'hui li se pose un problème plusieurs centaines de veuves et orphelins sont descendus dans la rue pour réclamer le solde de leurs maris mort au front c'est déjà plus de trois mois qu'elles ne reçoivent pas cet argent. à chaque descente elles barricadent les rues de Goma. Devant cette question sociale personne n'est venu trouver solution à cette épineux problème que moi je considère comme un bombe à retardement. La presse tente de rencontrer les autorités militaires hélas rien ne filtre.


Ce mardi 26 juillet 2011 lorsqu'elles sont descendues à nouveau sur les rues, Picha na Mazungumuzo a tenté de suivre cette foule pour informer ses lecteurs il a été réprimé par les militaires ; quelles sera alors le sort de ces pauvres veuve et orphelins à qui l'on étouffe une voix de soutien ?

Des artistes dévoilent leurs talents au nord Kivu.

Route Ngagijimana c'est ça son nom, originaire de Masisi actuelles résident de Goma dans le Quartier Ndosho. Il avait attiré par l'œuvre de son collègue artiste qui fait la fierté des artiste dans la province du Nord Kivu : « Lorsque j'ai vu le monument du Chukudu je me suis dit que nous sommes aussi honoré donc un artiste peut aussi faire quelques choses appréciables, ce qui m'a poussé de faire la sculpture en bois de cette moto peut être que je pouvais trouver une personne de bonne volonté pour m'aider dans l'exercice de mon métier », souligne Route Ndagijimana un artiste caché dans les collines de Masisi. Pour réaliser son œuvre, il a fait plusieurs mois avant de réaliser cette sculpture d'une moto qui a attiré la curiosité de gens sur toutes les rues de Goma, je suis aussi parmi ceux là qui ont été abasourdit et étonné de la finesse dont ce jeune a fait son œuvre d'art.Je me suis approche de lui pour savoir qui il était j'ai vite compris que mon interlocuteur est voué d'une passion exceptionnelle, car il a toujours fait de sculpture de portrait des animaux qu'il vend aux touristes dans le Masisi. Hélas comme la guerre avait non seulement tout détruit, mais aussi chassé le touriste il n'a pas plus à faire sauf circuler dans les artères de la ville à la recherche de petits boulots. Comme quand l'on fuit les naturelles il vous poursuit au galop pendant son vadrouille il a rencontré un monument en plein centre qui lui a redonne le gout de l'art. Il cherche qui de bonne volonté pour soutenir ces talant caché pour l'honneur de la culture dans notre pays ?

Sous l'étonnement du public Route Ngagijimana exhibe son œuvre.

Sur le Lac Kivu zone insulaire d'Idjwi Sud

vendredi 22 juillet 2011

La parole à Marie-Claire Bangwene Mwavita

(Syfia Grands-Lacs/ Rd Congo) Nommée administratrice du territoire de Masisi en 2009, Marie-Claire Bangwene Mwavita s'efforce depuis lors d'y restaurer la paix et la sécurité. Des comités locaux de conciliation regroupent ainsi toutes les ethnies et couches de la population.

SGL : Malgré le retour de la paix et la réunification du territoire, il y a encore autour de Masisi des camps de déplacés. Comment l'expliquer ?

Marie-Claire Bangwene Mwavita (MCBM) : Quand je suis arrivée il y a bientôt trois ans, Masisi était encore déchiré par la guerre, morcelé et occupé par divers groupes armés. Nous avons tout de suite effectué un travail de réunification, malgré les difficultés. Aujourd'hui, il y a encore d'anciens déplacés qui sont toujours dans les camps, et d'autres qui sont venus de Nyabyondo1 et Nyauboko2, lors des affrontements entre les Forces armées de la RD Congo et les combattants des FDLR. Certains déplacés ont commencé à retourner dans leurs villages d'origine, mais d'autres sont réticents à cause de la présence de déserteurs des ex groupes armés. Le retour est volontaire et on ne peut donc pas forcer ceux qui décident de rester, estimant que leur sécurité n'est pas garantie.Marie-Claire Bangwene Mwavita dans son bureau de service en territoire de Masisi
Des vaches en divagation sur la route dans la localité de Mushaki en provincedu Nord Kivu dans le Masisi en République Démocratique du Congo

SGL: L'agriculture et l'élevage ont été autrefois les secteurs clés de l'activité économique de Masisi. Aujourd'hui, il semblerait que des tensions existent entre agriculteurs et éleveurs ?

MCBM : Effectivement ce problème entre éleveurs et agriculteurs fait partie des foyers de tension que nous avons enregistrés. Les vaches en divagation broutent dans les champs des agriculteurs. Et à l'inverse, des cultivateurs s'aventurent dans des terres de pâturage des éleveurs, sans autorisation. Nous mettons en place des comités locaux permanents de conciliation, chargés de résoudre ce genre de problèmes. Ces comités sont composés de membres représentant toutes les couches de la population : la société civile, toutes les confessions religieuses, l'Agence nationale de renseignement, l'armée, la police, toutes les ethnies présentes à Masisi, dont les Pygmées, etc.

SGL: À propos des Pygmées, que prévoit votre administration pour leur intégration?

MCBM : Le territoire de Masisi à toujours fait un plaidoyer, à tous les niveaux, pour soutenir la cause des Pygmées. Le problème que vous évoquez va être examiné au sein du comité de conciliation. L'administration apprécie le rôle et le soutien des organisations privées et religieuses, mais entend aussi prendre ses responsabilités dans la prise en charge et l'intégration des Pygmées qui font partie de notre communauté. Nous parlons la même langue, la même culture. Dans les cahiers des charges que nous donnons aux organisations qui s'occupent des Pygmées, nous sommes donc prêts à appuyer toutes les initiatives visant à l'intégration de cette partie de la communauté. Malheureusement les écoliers qui ont fini l'école primaire n'ont pas d'écoles secondaires. Ce problème nous préoccupe beaucoup et nous en discutons avec nos partenaires des organisations humanitaires. Pour nous, l'idéal serait que les enfants pygmées intègrent et fréquentent les mêmes écoles que les élèves des autres communautés. Faire des écoles uniquement pour les Pygmées ne ferait qu'accentuer l'exclusion. Dès lors qu'on parle d'intégration, il faut construire des établissements scolaires pour accueillir les enfants de toutes les communautés vivant dans le territoire.
Un éleveur de Mushaki discute avec un nouveau éleveur client qui cherche à acheter ses vaches
Vue panoramique de la localité de Mushaki jadis base de la rébellion aujourd'hui l'espoir renaît.
SGL: Pour sortir de son enclavement, Masisi manque de radios et n'a pas de journaux. Comment faites-vous pour informer et communiquer avec vos administrés ?
MCBM: Nous avons reçu un émetteur radio télévision offert par le Chef de l'État qui va couvrir le territoire et ses environs. L'installation est finie, mais il nous faut du carburant pour commencer à émettre sans interruption. Cela dit, nous ne sommes pas totalement enclavés sur le plan de l'information, car nous avons une radio à Masisi Centre, qui arrose une zone de 40 km2. Et d'autres petites radios qui informent les populations. Nous sommes conscients qu'avec des émissions responsables, les professionnels des médias vont bien jouer leur rôle d'information des populations.
SGL: Quel bilan tirez-vous de ces trois années à la tête de ce territoire ?

MCBM: J'ai trouvé le territoire déchiré, mais aujourd'hui nous pouvons être fiers du processus de réunification. Masisi renaît petit à petit de la guerre. Il reste à résoudre l'épineux problème de la police parallèle et je lance un appel aux autorités de la République pour résoudre cette question. Parmi nos préoccupations actuelles, il y a la question des déplacés qui sont encore dans les camps. Nous nous battons pour sécuriser totalement leurs milieux d'origine, afin de leur permettre de rentrer chez eux et reprendre paisiblement leurs activités agricoles ou d'élevage. Nous avons fait un long chemin, mais il reste encore beaucoup à faire, surtout en cette période préélectorale, pour que Masisi ne soit plus considéré comme une zone rouge sur la carte de notre pays.
Propos recueillis par Alain Wandimoyi

Quand le gouverneur salue les efforts du développement des casques bleus indiens au Nord Kivu.

Un terrain de basketball construit par le contingent indien de Monusco devant l'institut supérieur des commerce à Goma

Samedi le 16 juillet courent Cinq des casques bleus de la Monusco de bataillon indien du 18e MADRAS et 57 jeunes Congolais de Goma ont été décernés de certificat par le Gouverneur Nord Kivu Julien Paluku Kahongya. C'est depuis six mois que ce bataillon de la Monusco (INDIBAT 1) organise une série d'activité du développement en faveur des habitants de la province du Nord Kivu où ses troupes sont déployées à Goma, Walikale, malgré son mandat de protéger les civils. Ces casques bleus de la Monusco ont déjà construit des stades de football et Basketball, dans les enceintes des Universités à Goma ; des ronds points dans le but d'améliorer la circulation routière, ils ont distribué des chaises roulant aux personnes vivant avec handicape la construction et l'équipement d'un Cyber café aux étudiants et une école primaire à Ntoto en territoire de Walikale. Nous saluons la formation d'une centaine de jeunes étudiant, enfants de la rue et les motos cyclistes dans le domaine de la maintenance en mécanique automobile pour que ce dernier soit plus autonome dans la vie quotidienne. Tenez le Gouverneur du Nord Kivu les certificats décernés aux casques bleus de la Monusco est un Diplôme d'appréciation en signalant en passant que c'est un acte de reconnaissance envers le bataillon indien MADRAS qui rend des Loyaux services tant sur le plan de la stabilisation que celui de l'appui au secteur du développement à la province du Nord Kivu qu'il dirige. Il revient à cette jeunesse de prouver de quoi ils sont capables après la formation acquise aux côtés de l'expertise des casques Bleus de la Monusco. Pour le Gouverneur ceci est un frein aux tentatives de recrutement de cette jeunesse dans les mouvements rebelle qui cherche à déstabiliser la province du nord Kivu. Cette initiative est l'œuvre du Lieutenant Colonel ANIL YADAV qui prône le regard de la jeunesse vers un développement plutôt que dans le groupe armés et les forces négatives qui ont élus domicile dans la belle province du Nord Kivu. à double manifestation il a été non seulement l'occasion au Gouverneur de la Province du Nord Kivu de décerner des brevet aux lauréat, mais aussi souhaiter un bon retour aux unités indiennes qui ont fini leur mandat et accueillir les nouveaux venu dans la province du Nord Kivu, tout en leur souhaitant de parachever les œuvre de la paix et la stabilisation en République Démocratique du Congo.

samedi 9 juillet 2011

Quid du crash du Boeing727 à Kisangani ?

Est-ce la faute de l'avion, du pilote de mauvais temps ? Encore des hommes sont morts dans un crash d'avion à l'atterrissage à l'aéroport de Kisangani ce vendredi 08-juillet-2011 aux environ de 14 heures. Le Billan de ce crash reste mitigé, car le manifeste a disparu. Le Boeing727 de la compagnie d'aviation Hewa Bora. Certain passager qui ont voyagé à bord de ce boeing727 avant le crash affirme que le même pilote a fait un atterrissage similaire à Goma lors d'un atterrissage le mardi.
Le boeing 727 engage un atterrissage à Goma deux jours avant le crash de Kisangani