Depuis de lustre Goma demeure une ville touristique dont ses habitants ont
des capacités dans différent domaine. Hélas dans la photographie le pratiquant
ce métier créatif son dispersé dans les idées, laissant mourir les activités de
la photographie pour ceux qui aiment immortaliser leurs cérémonie. Ce matin 28
juin 2012, nous venons d'assister à une cérémonie grandiose dans le monde de la
photographie. 11 femmes vulnérables viennent de faire une exposition
photographique avec comme titre : « Les histoires et Images de Solidarité ».
La cérémonie du vernissage s'est passée dans la
grande salle de Heal Africa de Goma. Notons que c'est une femme de troisième
âge, soit une veuve, soit une fille mère qui nous a montré le talent caché à
travers des images qui ont retracent des histoires vécues dans nos sociétés.
Tenez elles ont appris a manipuler des appareils photos dans une ½ journée pour
produit un terrain ou chacune à immortalisé sa pensée. Voilà encore une fois de
plus que ce geste montre que la photographie reste un appui indéniable pour des
expressions de tout un chacun.
Je me demande où va le congo avec des soldatesque qui ont infiltré
son armé cette scène doit interpeller les Congolais face à cette situation. C’est
chaque jour que nous assistons des désertions sans fondement dans l’armé. Où
vont tous ces soldats ? Nous devons être vigilent. l'ennemi de congolais se trouve autours de Congolais
Les conflits fonciers sont parmi les grandes causes
de troubles que connaît le Nord-Kivu depuis bien un certain temps. Pour
apporter une solution à cette situation, l'Un-Habitat vient de remettre à
l'administration foncière de la province un important lot de matériels
topographiques modernes.
Cette assistance, qui est la première phase, vient à point nommé car parmi les
conflits fonciers enregistrés, ceux liés aux limites ont pour base le manque de
précision dans le mesurage; ainsi, l'aide accordée vient répondre au problème
du gouvernement provincial dans le processus de résolutions des conflits
fonciers. Ces matériels qui ont un coût global de 80 000 dollars américains ont
été remis par madame Axumite Giebre Egziabher, chef de bureau Un-Habitat en
Afrique, ils comprennent des théodolites, des GPS, des niveaux, des ordinateurs
desktops, des écrans 19" et des nodulaires UPS. Ces outils viennent
renforcer les capacités du travail des agents et des mesures d'accompagnement
par une formation des techniciens des services concernés sont prévues
tout prochainement pour Goma, Rutshuru, Masisi et Walikale. La deuxième phase
interviendra dans les jours à venir pour deux autres circonscriptions foncières
du Nord-Kivu qui en compte six. Cette dotation va se soldé par une formation
aux bénéficiaires dans une dizaine de jours.
(Goma, le 4 juin 2012) – Des responsables militaires
rwandais ont armé et soutenu la mutinerie dans l’est de la République
démocratique du Congo menée par le général Bosco Ntaganda, qui est recherché
pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale, a déclaré Human Rights
Watch aujourd’hui. Des responsables militaires rwandais ont autorisé Bosco
Ntaganda à entrer au Rwanda et lui ont fourni de nouvelles recrues, des armes
et des munitions. Bosco Ntaganda est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI
pour avoir recruté et utilisé des enfants soldats. « Le rôle joué par certains
responsables militaires rwandais dans le soutien et la protection d’une
personne soupçonnée de crimes de guerre par la CPI ne doit tout simplement pas
être éludé », a déclaré Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior au sein de la division
Afrique à Human Rights Watch. « Le gouvernement rwandais doit immédiatement
empêcher toute assistance à Ntaganda et doit contribuer à son arrestation. » Des
enquêtes sur le terrain menées courant mai par Human Rights Watch dans la
région ont révélé que des responsables militaires rwandais ont fourni des
armes, des munitions ainsi qu’environ 200 à 300 recrues pour soutenir la
mutinerie de Ntaganda dans le territoire de Rutshuru, dans l’est de la RD
Congo. Ces recrues incluent des civils recrutés de force dans les districts de
Musanze et Rubavu au Rwanda, parmi lesquels figurent des enfants de moins de 18
ans. Des témoins ont raconté que certaines recrues ont été exécutées
sommairement sur les ordres des hommes de Ntaganda alors qu’elles tentaient de
s’échapper. Un Rwandais recruté de force dans les troupes de Ntaganda qui est
parvenu à s’échapper a déclaré à Human Rights Watch : « J’ai vu six personnes
tuées parce qu’elles tentaient de s’enfuir. Elles ont été abattues et on m’a ordonné
d’enterrer leurs corps. » Des témoins ont expliqué à Human Rights Watch que les
armes fournies aux forces de Ntaganda par des responsables militaires rwandais
incluaient des fusils d’assaut Kalachnikov, des grenades, des mitrailleuses et
de l’artillerie anti-aérienne. Les nouvelles recrues ont porté ces armes jusqu’à
Runyoni, principale base de la mutinerie, située dans l’est de la RD Congo.Les
recrues, les armes et les munitions venant du Rwanda ont constitué un important
soutien pour Ntaganda et ses forces, a déclaré Human Rights Watch. Ce soutien
leur a permis de tenir leurs positions militaires sur les collines de Runyoni,
Tshanzu et Mbuzi et dans les villages environnants contre les assauts
militaires de l’armée congolaise (voir la carte) L’approvisionnement en armes
et munitions des forces de Ntaganda va à l’encontre de l’embargo sur les armes
du Conseil de sécurité des Nations Unies en RD Congo, qui stipule que tous les
États « prendront les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente
ou le transfert directs ou indirects, depuis leur territoire ou par leurs
nationaux […] d’armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de
toute assistance et de tout service de conseil ou de formation se rapportant à
des activités militaires […] à toutes les personnes et entités non gouvernementales
menant des activités sur le territoire de la République démocratique du Congo.
» Des responsables rwandais ont également autorisé Ntaganda et des membres de ses
forces à entrer au Rwanda à plusieurs occasions récemment pour échapper aux
arrestations, pour esquiver les attaques menées par les forces armées congolaises
ou pour obtenir un appui militaire à leur mutinerie. Le 26 mai, des témoins ont
vu Ntaganda à Kinigi, au Rwanda, rencontrer un officier militaire rwandais dans
le bar Bushokoro. Kinigi est la ville natale de Ntaganda, où il conserve des
liens familiaux. Human Rights Watch n’a trouvé aucun élément démontrant que les
autorités rwandaises ont tenté d’arrêter Ntaganda alors qu’il était au Rwanda. Contacté
pour un commentaire, le porte-parole des Forces de défense rwandaises a renvoyé
Human Rights Watch à une déclaration publique du 28 mai de la ministre des
Affaires étrangères rwandaise qui nie toute implication dans l’est de la RD
Congo. « Le fait de permettre à Ntaganda d’aller et venir au Rwanda sans
crainte d’être arrêté laisse entendre que le Rwanda ne tient pas vraiment à contribuer
à rendre la justice aux victimes des crimes de guerre commis par Ntaganda et
ses hommes », a expliqué Anneke Van Woudenberg. « Les alliés du Rwanda
devraient inciter le gouvernement de ce pays à contribuer à mettre fin à
l’impunité dans la région, et non à l’encourager. » En plus d’être sous le coup
d’un mandat d’arrêt de la CPI, Ntaganda figure sur une liste des sanctions du
Conseil de sécurité des Nations Unies qui lui interdit de se déplacer hors de
la RD Congo. En vertu des sanctions des Nations Unies, le Rwanda, comme
d’autres pays, a l’obligation de « prendre les mesures nécessaires pour
empêcher l’entrée ou le passage en transit sur [son] territoire de toutes les
personnes » figurant sur la liste des sanctions. Bosco Ntaganda, général
puissant de l’armée congolaise, a déclenché une mutinerie dans l’est de la RD
Congo à la fin du mois de mars suite aux tentatives du gouvernement d’affaiblir
son pouvoir et aux appels de plus en plus nombreux en faveur de son arrestation
pour crimes de guerre présumés. Il a été rejoint par environ 300 à 600 hommes
dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, et par au moins
149 garçons et jeunes hommes recrutés de force autour de Kilolirwe. Les forces
de Ntaganda ont été vaincues et repoussées hors de Masisi par l’armée
congolaise au début du
mois de mai. Le 3 mai, un autre officier de l’armée congolaise, le colonel
Sultani Makenga, a lancé une mutinerie distincte dans l’est de la RD Congo.
Makenga avait auparavant servi avec Ntaganda au sein du Congrès national pour
la défense du peuple (CNDP), un ancien groupe rebelle soutenu par le Rwanda, responsable
de nombreuses atrocités contre des civils en RD Congo. Un porte-parole de
Makenga a déclaré dans un communiqué de presse datant du 6 mai et dans un
entretien avec Human Rights Watch que Makenga n’agissait pas avec Ntaganda et
que sa mutinerie, connue sous le nom de M23 en référence à l’accord de paix du
23 mars 2009 entre le CNDP et le gouvernement congolais, avait pour but de
souligner les
Photos d'archive 2009 à Rumangabo (les mêmes cause produit le mêmes effets) revendications de l’ethnie Tutsi et les mauvaises
conditions dans l’armée congolaise. Mais les mutins qui se sont échappés ou ont fait défection ont raconté à Human
Rights Watch que les deux mutineries n’étaient pas séparées et queNtaganda et Makenga agissaient ensemble dans
la région de Runyoni. Ces témoins ont expliqué à Human Rights Watch que
Ntaganda a conservé le commandement général de ces forces. Ntaganda a
publiquement nié être à Runyoni. Le 29 mai, il a déclaré au service de radio
kinyarwanda de la BBC qu’il se trouvait dans le territoire de Masisi et a nié
avoir combattu aux côtés des forces M23 de Makenga. Ses affirmations sont
contredites par de nombreux témoins interrogés par Human Rights Watch qui l’ont
vu dans la région de Runyoni en mai. La mission de maintien de la paix des
Nations Unies en RD Congo, la MONUSCO, a également recueilli des informations
sur le recrutement mené par les forces de Ntaganda au Rwanda. Le 28 mai, la BBC
a signalé l’existence d’un rapport interne des Nations Unies qui a été divulgué
indiquant que 11 citoyens rwandais, dont un enfant, s’étaient rendus dans une
base des Nations Unies et avaient déclaré qu’ils avaient été recrutés sous des prétextes
fallacieux au Rwanda pour rejoindre les forces de Ntaganda. Le gouvernement
rwandais a nié avoir fourni une assistance aux forces de Ntaganda. Dans une
déclaration publique datant du 28 mai, en réponse au reportage de la BBC, la
ministre des Affaires étrangères rwandaise, Louise Mushikiwabo, a déclaré que
ces rapports étaient « catégoriquement faux et dangereux ». Dans une
déclaration du 31 mai, Louise Mushikiwabo a accusé la MONUSCO de « répandre de
fausses rumeurs visant à aggraver la situation instable dans l’est de la RD
Congo » et a affirmé que « les paroles irresponsables des lobbies tels que
Human Rights Watch ne sont pas moins dangereux que les balles ou les machettes.
» « Le fait d’armer Ntaganda permet à un homme déjà recherché pour crimes de guerre
de commettre de nouveaux abus graves », a expliqué Anneke Van Woudenberg. « Le
gouvernement rwandais devrait enquêter sur les allégations sérieuses de soutien
à Ntaganda fourni par certains de ses responsables militaires et devrait aider
le gouvernement congolais à l’arrêter et le transférer à la CPI. »
**Pour de plus amples informations sur le recrutement au Rwanda, veuillez voir
ci-dessous.**
Pour voir une carte de la zone sous le contrôle des mutins dans l’est de la
RD Congo, veuillez cliquer sur ce lien : http://www.hrw.org/fr/node/107702
Pour lire les autres communiqués et rapports de Human Rights Watch sur la
République démocratique du Congo, veuillez cliquer sur ce lien : http://www.hrw.org/fr/drc
Pour lire les autres communiqués et rapports de Human Rights Watch sur le Rwanda,
veuillez cliquer sur ce lien : http://www.hrw.org/fr/africa/rwanda
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
À Londres, Anneke Van Woudenberg (anglais, français) : +44-207-713-2786,
+44-771-166-4960 (portable) ou woudena@hrw.org
À Goma, Ida Sawyer (anglais, français) : +243-99-86-75-565 (portable),
+243-81-33-78-478 (portable) ou sawyeri@hrw.org
À Londres, Carina Tertsakian (anglais, français) : +44-790-350-3297
(portable)
À Stuttgart, Géraldine Mattioli-Zeltner (français, anglais) :
+49-711-722-300-90, +49-151-4650-8928 (portable) ou mattiog@hrw.org
Recrutement au Rwanda Human Rights Watch s’est entretenu avec 23 personnes
qui se sont échappées ou qui ont quitté les rangs des mutins de Ntaganda après
que ceux-ci sont arrivés dans le territoire de Rutshuru au début du mois de
mai, ainsi qu’avec d’autres témoins d’exactions, des autorités congolaises
civiles et militaires, des membres des forces de Ntaganda, des responsables des
Nations Unies et d’autres sources. Parmi ces témoins figuraient neuf personnes
recrutées au Rwanda, sept en RD Congo et une en Ouganda, tous des civils
rwandais ; deux enfants congolais recrutés en RD Congo ; et quatre Congolais
qui ont fait défection après avoir rejoint au départ la mutinerie puis changé
d’avis. Interrogés séparément, les témoins ont déclaré que des centaines de
personnes recrutées au Rwanda faisaient partie des forces de Ntaganda. Les
recrues originaires du Rwanda ont été recrutées de force ou bien sous les
prétextes fallacieux qu’elles gagneraient de l’argent ou rejoindraient l’armée
rwandaise. Certaines étaient des anciens combattants démobilisés des Forces
démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle composé
essentiellement de Hutus rwandais, opérant en RD Congo. D’autres étaient des
civils sans formation militaire précédente. D’après certains récits, plusieurs
des personnes recrutées de force étaient des enfants de moins de 18 ans.Plusieurs
de ceux recrutés au Rwanda ont décrit avoir été enlevés par la force sur le
bord des routes et sur les marchés près des villes de Musanze (anciennement
appelée Ruhengeri) et Kinigi dans le district de Musanze, dans le nord-ouest du
Rwanda, et emmenés au camp militaire de Kinigi. D’autres ont été recrutés dans
le secteur de Mudende dans le district de Rubavu. Kinigi abrite une importante
présence militaire rwandaise ainsi que le siège du parc national des Volcans,
d’où partent les expéditions touristiques pour voir les gorilles des montagnes.
La présence militaire à Kinigi contribue à protéger le secteur touristique bien
développé. Deux civils rwandais du district de Musanze, âgés de 19 et 22 ans,
ont raconté à Human Rights Watch que des militaires rwandais les ont enlevés de
force d’un cinéma de rue en début de soirée autour du 19 mai. Les militaires
ont rassemblé environ 30 garçons et jeunes hommes qui regardaient un film et
les ont forcés à monter dans un camion, ont décrit les deux jeunes hommes. Un
autre homme rwandais de 31 ans a expliqué à Human Rights Watch qu’il avait été
pris par des militaires rwandais à la fin du mois d’avril sur le marché de
Kinigi, où il était allé chercher à manger. Les militaires l’ont emmené jusqu’à
une position militaire rwandaise avec environ trente autres civils. Des anciens
combattants des FDLR ont raconté que des « coordinateurs de la démobilisation »
ou d’autres anciens combattants les avaient invités à participer à des réunions
pour les combattants démobilisés, ce qu’ils avaient fait dans l’espoir de
recevoir un soutien financier ou de trouver un emploi. Ils ont précisé à Human
Rights Watch qu’ils ont rendu directement compte au niveau du camp militaire à
Kinigi. Dans ce camp militaire, des militaires rwandais ont fourni des armes et
des munitions aux nouvelles recrues avant de les répartir en groupes de 40 à 75
hommes. Portant les armes et les munitions, les recrues ont ensuite été obligées
à marcher à travers le parc national jusqu’à la frontière congolaise, escortées
par des militaires rwandais. À la frontière, les escortes militaires rwandaises
ont remis les nouvelles recrues aux forces de Ntaganda qui les attendaient et
qui les ont conduites jusqu’à Runyoni en RD Congo. « Depuis Kinigi, 40
militaires de l’armée rwandaise nous ont escortés dans la forêt », a raconté à
Human Rights Watch une des recrues qui avait pu s’évader par la suite. « Au
total, nous étions 54, dont quinze âgés de moins de 18 ans et dix de moins de
15 ans. Certains d’entre nous portaient des grenades. D’autres transportaient
des caisses de munitions et les personnes plus grandes, comme moi, transportaient
le ‘fusil Mututu’, une grande mitrailleuse que nous avons portée à quatre sur
un rondin de bois. » Lorsque les nouvelles recrues sont arrivées à Runyoni,
celles qui avaient reçu un entraînement militaire ont été rapidement déployées
sur les positions de la ligne de front pour combattre l’armée congolaise.
Certaines recrues civiles ont reçu une formation militaire basique, telle que
savoir utiliser un fusil, et ont ensuite été déployées sur les lignes de front.
D’autres ont reçu l’ordre de construire des abris, de préparer de la nourriture,
de chercher de l’eau ou de voler des aliments et d’autres biens dans les
maisons des villages pour l’essentiel abandonnés autour de Runyoni. Une recrue
civile rwandaise a déclaré à Human Rights Watch : « Après qu’on a amené les
munitions à Runyoni, ils [les mutins] nous ont donné des fusils et nous ont
ordonné d’aller combattre. Il n’y avait aucune formation. Ils nous ont juste
montré comment utiliser un fusil et tirer. Et je suis parti moi-même au front.
» Dans la plupart des exemples décrits à Human Rights Watch, les militaires rwandais
sont retournés au camp militaire de Kinigi après avoir remis les recrues aux
forces de Ntaganda. Des recrues ont raconté à Human Rights Watch qu’à plusieurs
occasions cependant, les militaires rwandais ont continué avec eux jusqu’à
Runyoni et ont participé aux opérations de combat aux côtés des forces de
Ntaganda, parfois après avoir enfilé des uniformes de l’armée congolaise. Un
civil rwandais recruté à Musanze vers le 19 mai a expliqué à HumanRights Watch : « Nous avons aussi vu beaucoup
d’autres militaires de l’armée rwandaise [à Runyoni]. Je ne sais pas combien.
Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont enlevé leur uniforme de l’armée rwandaise et
ont mis l’uniforme des mutins. » Il a été en mesure d’identifier un des
militaires rwandais par son nom car il le connaissait pour être un officier qui
avait servi dans son village au Rwanda.
Exécutions sommaires de
recrues Ceux qui ont tenté de fuir les forces de Ntaganda
ou ont refusé de travailler ou de combattre parce qu’ils étaient fatigués ont
subi des sanctions sévères. D’après les récits recueillis par Human Rights
Watch, certains d’entre eux ont été sommairement exécutés. Un civil rwandais
recruté de force a raconté à Human Rights Watch : « J’ai vu six personnes tuées
parce qu’elles tentaient de s’enfuir. Elles ont été abattues et on m’a ordonné
d’enterrer leurs corps. Nous voulions tous nous enfuir et rejoindre les troupes
gouvernementales, mais beaucoup d’entre nous ne savions pas comment faire et
nous avions peur. » Il s’est échappé plus tard alors que ses gardiens s’étaient
abrités pour échapper à des trombes d’eau. Recruté en avril par le colonel
Baudouin Ngaruye, un officier proche de Ntaganda, alors qu’il gardait des
vaches dans le territoire de Masisi, dans l’est de la RD Congo, un civil
rwandais a expliqué à Human Rights Watch qu’il avait vu le colonel Ngaruye
ordonner à son escorte de tuer sept recrues avec un agapfuni, un petit marteau.
« Certains des civils étaient fatigués par la longue distance que nous avions
parcouru à pied » a-t-il raconté. « Alors le colonel Baudouin a donné l’ordre
de les tuer. » Dans un autre cas, un témoin a raconté à Human Rights Watch que
le colonel Makenga lui a ordonné de tuer trois personnes qui ont été rattrapées
alors qu’elles tentaient de s’enfuir. « Nous les avons tués avec un agapfuni. Nous
les avons d’abord attachés avant de les tuer. Un avait environ 25 ans, un autre
18, et le troisième environ 20 ans. Quatre d’entre nous ont reçu l’ordre de les
tuer. Puis nous les avons enterrés là-bas à Runyoni. » Plusieurs des officiers
qui se sont joints à la mutinerie de Ntaganda, dont le colonel Makenga, le
colonel Ngaruye, le colonel Innocent Zimurinda et le colonel Innocent Kayna,
ont des antécédents d’atteintes graves aux droits humains dans l’est de la RD
Congo. Human Rights Watch, les observateurs des droits humains des Nations
Unies et les organisations locales de défense des droits humains ont documenté
des massacres à caractère ethnique, des tortures, des enlèvements, des violences
sexuelles généralisées et le recrutement forcé d’enfants, commis par ces
individus alors qu’ils étaient commandants de groupes rebelles ou officiers de
l’armée congolaise. Les dirigeants rebelles se rendent sans entrave au Rwanda Outre
la visite de Ntaganda au Rwanda le 26 mai, décrite plus haut, d’autres anciens
officiers de l’armée congolaise qui se sont joints à la mutinerie, comme le
colonel Makenga, se sont rendus au Rwanda depuis le début de la mutinerie,
selon des témoins interrogés par Human Rights Watch, qui les ont vus passer la
frontière, rencontrer des officiers militaires rwandais et discuter avec eux. Des
soldats qui ont rejoint la mutinerie mais qui ont fait défection ultérieurement
ont raconté à Human Rights Watch que le 3 mai, le colonel Makenga a quitté Goma
avec un groupe de soldats qui lui étaient fidèles. Lors du départ de Goma, la
petite troupe a passé la frontière rwandaise à un point de passage non officiel
au nord de la ville et s’est déplacée du côté rwandais de la frontière jusqu’à
atteindre une position militaire rwandaise. Le lendemain, ont poursuivi les témoins,
Makenga a rencontré des responsables militaires rwandais et a reçu des armes, des
munitions et d’autres approvisionnements. Makenga et ses hommes ont ensuite été
escortés par des militaires rwandais jusqu’à la région du volcan Karisimbi, où
ils ont franchi la frontière pour rentrer en RD Congo. Dans les jours suivants,
Makenga a été rejoint par les forces de Ntaganda en provenance de Masisi. Le 11
mai, les mutins ont lancé un assaut militaire sur Runyoni et après avoir vaincu
une petite unité de militaires congolais basée à cet endroit, ont établi leur
principale position militaire. Le passage par le Rwanda a non seulement permis
à Makenga d’obtenir des fournitures militaires, mais a permis aussi à ses
forces d’éviter toute interception par les militaires congolais en ne se
déplaçant pas sur les routes et les chemins congolais.
Photos d'archive 30 octobre 2009 lors du débâcle du CNDP allié dans le camps de Rumangabo
Attaques des FDLR Depuis que Ntaganda et ses forces ont déclenché leur mutinerie à la fin
du mois de mars, de nombreuses régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont tombées
sous le contrôle d’autres groupes armés, plus particulièrement des FDLR, un
groupe rebelle essentiellement composé de Hutus rwandais opérant dans l’est de
la RD Congo, composé en partie d’individus qui ont pris part au génocide de
1994 au Rwanda. Les FDLR et d’autres milices ont pu gagner du terrain lorsque
des soldats ont rejoint la mutinerie de Ntaganda et ont abandonné leurs
positions militaires, laissant les villes et villages tels que Pinga,
Nyabiondo, Mpati et Kivuye dans le Nord-Kivu sans protection. L’armée
congolaise a orienté ses efforts pour vaincre la mutinerie plutôt que de
reprendre ces lieux des mains des FDLR et de leurs alliés. L’arrivée des FDLR
et d’autres groupes dans des régions précédemment défendues par l’armée
congolaise a entraîné de nombreuses attaques contre des civils que les FDLR ont
accusés de collaborer avec leurs ennemis. Les attaques ont été particulièrement
graves dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, ainsi qu’aux alentours
d’Ufumandu dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où des combattants des
FDLR armés de machettes et de couteaux ont brutalement massacré des dizaines de
civils, dont de nombreux enfants. En représailles, un groupe de défense local,
connu sous le nom de Raia Mutomboki, a attaqué les femmes et les enfants des
combattants des FDLR. Historique du mandat d’arrêt de la CPI Bosco Ntaganda est
sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI depuis août 2006 pour crimes de
guerre pour avoir recruté et utilisé des enfants soldats dans des combats en
2002 et 2003 dans le district du nord-est d’Ituri, alors qu’il commandait un
autre groupe armé. En mars, la CPI, dans son premier procès, a jugé le co-accusé
de Ntaganda, Thomas Lubanga, coupable de crime de guerre pour avoir recruté et
utilisé des enfants soldats. Malgré le mandat de la CPI, le gouvernement
congolais a intégré Ntaganda dans son armée et l’a promu au rang de général en
2009. Jusqu’à sa mutinerie, Ntaganda s’est déplacé librement dans l’est de la
RD Congo, jouant au tennis et dînant dans les meilleurs restaurants de Goma au
vu et au su des autorités gouvernementales congolaises, des Casques bleus de l’ONU
et des diplomates étrangers. Aucun effort n’a été réalisé pour l’arrêter bien
qu’il ait continué à commettre des atteintes aux droits humains, qui ont en
grande partie été documentées par Human Rights Watch, y compris des assassinats
ciblés, des viols, des tortures et le recrutement d’enfants soldats. Suite à la
mutinerie de Ntaganda, le président Joseph Kabila a laissé entendre le 11
avril, lors d’une allocution publique à Goma, que le gouvernement congolais
envisageait l’arrestation de Ntaganda. Dans les semaines qui ont suivi, de
hautes autorités militaires et gouvernementales congolaises ont indiqué à Human
Rights Watch que Kabila avait émis une instruction pour l’arrestation de Ntaganda.
Cet ordre d’arrestation signifiait un changement important dans la politique du
gouvernement congolais à l’égard de Ntaganda, auparavant considéré avec
insistance par le gouvernement comme indispensable dans le processus de paix du
pays. Le 14 mai, le procureur de la CPI a formellement demandé que des charges supplémentaires
soient retenues à l’encontre de Ntaganda pour crimes contre l’humanité pour son
rôle présumé dans les meurtres, la persécution pour motifs ethniques, le viol,
l’esclavage sexuel et les pillages en rapport avec ses activités dans le district
d’Ituri dans l’est de la RD Congo en 2002-2003.
Aujourd'hui une
semaine depuis la cérémonie du baptême de feu qui a eu leu au Snack bar Coco
Jambo de Goma. C'est aujourd'hui que Picha na
Mazungumuzo trouve le moment de parler de ce magazine qui met en exergue ce que
les autres médias ne parle pas. Ici je trouve l'occasion de reprendre l'élément
sonore de Melanie Gouby la rédactrice en chef de ce magazine passé sur RFI. Les
photos de Picha na
Mazungumuzo immortalise l'événement lors de la cérémonie du lancement de
Mutaani Magazine qui, bientôt sera dans les points de ventes de Goma.
Comme il est bien présenté Mutaani Magazine
Notons que chaque photo montre la scène et le mouvement de la soirée, Comme le disait dans son allocution :"Il y a de l'espoir malgré qu'à Bunagana il y a des affrontements et la vie continue à Goma." Cette soirée de la sortie officielle du Magazine est venue redonner l'espoir des Gomatraciens, d'autant plus que le magazine lui-même a fait la promotion des talants de la jeunesse de Goma et son environnement, ses repas, sa boisson et son architecture.
Melanie Gouby directeur de rédaction de Mutaani Magazine prononce le discours à l'occasion du lancement du dit magazine.
Pour des informations fiables contre les rumeurs sur la guerre au Nord Kivu, le boat est en train de s’éventré à l’hôtel Ihusi où ont été signé les fameux accords que les mutins présente en avant. Trois ans passé le démon de la guerre surgit encore et les opinions divergent.
Une séance de communication café de presse organisée par la Monusco en partenariat avec la société civile et les forces vives du Nord Kivu en marge des professionnels des médias, acteurs de la société civile le FARDC la Police et les acteurs humanitaires et acteurs sociaux.